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Ana Gabriela VILLASANA
Adresse:
15 Calle de las Flores El Yaque, Isla Margarita VENEZUELA
Téléphone:
+58 0 426 596 07 68
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Initiatrice du projet, Ana Gabriela nous parle de son parcours.

• MLD : Bonjour, Gabriela. Pouvez-vous vous présenter ?

AGV : J’ai 47 ans, je suis née à Caracas au Venezuela, et je vis en France depuis 1987. Voilà déjà 23 ans !

• Où avez-vous appris le Français ?

J’ai commencé au lycée, puis je me suis inscrite à l’Alliance Française au Venezuela et j’ai continué en France durant trois ans.

• Le lycée était à Caracas ?

Oui, j’y ai passé mon bac de lettres et sciences humaines mais, suite à la mort de mon père, je me suis vue obligée de travailler dès la fin du lycée. Après un passage dans le cinéma d’abord comme scripte et ensuite comme assistante de production, j'ai travaillé aussi comme assistante de direction dans une entreprise française. A cette époque j’ai rencontré un jeune Français, mon futur époux, ce qui m’a motivée à perfectionner la langue française que j’apprécie depuis toujours. Quand il a été question de venir en France, je n’ai pas hésité, j’avais très envie de connaitre le pays et sa capitale.

• Et comment s’est passé ce premier contact avec la France ?

J’ai beaucoup aimé cette période ! Nous nous sommes installés rue d’Alesia, au cœur du Quartier Latin, entre l’Alliance Française et les ateliers d’artistes du 15eme. J’ai pris des cours au « théâtre de la Maison de l’Amérique Latine » en France.

• Qu’avez-vous fait alors ?

En attendant de rentrer au Venezuela, j'ai voulu faire connaitre notre cuisine traditionnelle à des amis qui eux-mêmes m'avaient fait tellement apprécier la cuisine française. Or, je me suis rendue compte que certains produits, aussi basiques que la farine de maïs, étaient quasiment introuvables. La cuisine vénézuélienne n’était pas non plus représentée dans le Paris cosmopolite! J’ai donc créé une entreprise : «Gabriela, Girofle et cannelle » ; import/Export/Traiteur de produits et cuisine vénézuéliens.Gabriela : Girofle et Cannelle

Cependant, nous ne retournons pas au Venezuela, mais nous quittons Paris suite à la mutation de mon mari à  Pau. L’entreprise devenait difficilement viable, le marché palois n’était pas le marché parisien.

• A nouveau un grand changement !

Dans un premier temps, oui, isolés à la campagne, la gestion du quotidien devenait tout autre ! Cependant quand nous nous sommes rapprochés du centre de Pau, ça a été plus facile. Après avoir fait connaître aux Parisiens les spécialités et la richesse de la cuisine indienne artisanale, j’ai eu envie de faire connaitre la culture vénézuélienne à la région. J’ai alors participé à la création en décembre 1996 de « Siembra ». « Siembra » est une association qui promeut les activités culturelles telles que la formation musicale, l’initiation à la danse ou la découverte de gastronomies traditionnelles. Elle est devenue très vite un lieu de rencontre entre latins et basco-béarnais. J’ai ensuite créé ma propre association « Son Damas », particulièrement axée sur la musique et la danse latine.

• Mais comment est apparu votre projet touristique ?

J’ai toujours gardé le contact avec le Venezuela, pour mes propres activités, et parce que je voulais que mes enfants connaissent leur famille vénézuélienne. C’est ainsi que lors d’une de mes visites, j’ai appris que des réformes étaient entreprises pour réhabiliter le tourisme au Venezuela. Ma famille depuis quelques années s’était installée à Margarita, un des lieux touristiques du pays. Le tourisme vénézuélien plus généralement, vous savez, est à un stade embryonnaire. De nouveaux horizons professionnels en adéquation avec une vie en France m’ont paru alors possibles et l’idée du projet YAQUE-PAU est née. De plus aides et crédits gouvernementaux pouvaient être accordés sur présentation d’un projet viable.

J’ai donc commencé à travailler à l’étude de marché du projet. Je suis même allée suivre des formations au Venezuela sur les différents statuts des PME locales. J’ai étudié cette nouvelle loi et son règlement qui classait l’activité touristique comme d’utilité publique et d’intérêt général.

Entretemps des bouleversements dans ma vie personnelle et l’arrivée d’un troisième enfant, m’ont incitée à reprendre mes études. Dans le cadre de la Formation Continue à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, j’ai passé le Diplôme d’Accès à l’Université (DAU).

Grâce à ce diplôme, j’ai pu intégrer la formation d’agent de comptoir polyvalente (agent de voyages) en 2008. Pendant 18 mois, j’ai étudié les acteurs, les structures, les politiques et les grandes tendances du tourisme, suivi d’un perfectionnement de langues appliquées aux métiers du tourisme.

En 2010, le 29 de janvier j’ai enregistre la société YAQUE PAU au « Registre Mercantil Premier de l’île de Margarita au Venezuela. 
[Acte d’assemblée enregistrée sous le numéro 399-2065.]

• Votre projet est très intéressant, mais comment faites-vous au quotidien.

J’ai élevé trois enfants ! Les deux ainés sont autonomes maintenant. Ca m’a pris du temps, mais ça n’a pas été du temps perdu, vous savez ! Grâce à eux, je suis sûre que j’ai amélioré mon quotient émotionnel. A leur contact j’ai acquis plus de compréhension, plus d’empathie ! Et cela me sert beaucoup, surtout en ce moment avec mon travail.

• Que faites-vous actuellement ?

Actuellement je travaille pour une société de « services aux entreprises et à la personne » qui intervient dans toute l’agglomération paloise. Je suis responsable d’une équipe aux individualités très diverses. La gestion des relations humaines est donc une partie importante de mon travail.


• Et le projet dans tout ça ?

Et bien ce projet pour moi c’est l’avenir. Maintenant que j’ai stabilisé ma situation, je peux davantage m’investir dans Yaque-Pau et ainsi créer le présent site internet. Grâce à lui, j’espère faire davantage connaitre le projet, et pourquoi-pas, trouver des partenaires. 
D’un côté plus pratique, les plans de la structure hôtelière sont faits et ont été validés par les autorités. Les travaux devraient commencer en 2012.

• Gabriela, je ressens beaucoup de courage et de détermination dans votre démarche. Je vous souhaite sincèrement bonne chance.

Merci Maeva, grâce à votre interview, j’espère que les lecteurs comprendront davantage mon parcours et mes motivations.